Étude – Défaillances et sauvegardes d’entreprises en France : 1er trimestre 2012

Une sortie de crise révélatrice des faiblesses structurelles des PME.

Malgré un mois de janvier très compliqué, les défaillances d’entreprises parviennent à se stabiliser sur le trimestre mais à un niveau élevé. C’est encore 3 500 entreprises de plus qu’en début 2008, juste avant crise, qui sont contraintes au dépôt de bilan. L’accélération des défaillances de PME pèse sur le chiffre d’emplois concernés directement par ces procédures collectives. L’ensemble des entreprises défaillantes sur ce premier trimestre représente 65 200 emplois contre 56 200 sur le même trimestre 2011, soit une augmentation de 16 %. Plus de la moitié des régions, essentiellement sur la moitié Est, est mal orientée. Les activités de transport & logistique, de restauration et de santé concentrent les tendances les plus sévères.

Des RJ/LJ toujours au plus haut et des PME à bout de souffle.

93 % des entreprises défaillantes, soit 14 700, sont des micro-entreprises (moins de 10 salariés). Ce taux, comparable à celui représentant ces structures dans la démographie des entreprises françaises, tend à démontrer que ces entreprises ne sont donc pas « surdéfaillantes ». De plus, elles s’inscrivent sur une tendance stable (- 0,2 %) sur ce début d’année 2012.

Les sociétés de plus de 10 salariés sont davantage vulnérables. 1 150 ont déposé le bilan depuis le début de l’année, c’est 7,2 % de plus qu’un an plus tôt. La situation est encore plus délicate pour les PME de 50 salariés et plus. 123 sociétés de cette taille ont connu une défaillance sur le premier trimestre soit une augmentation de 27 % par rapport au même trimestre 2011.

Pour nombre de ces PME de 50 salariés et plus, le contexte économique de ce début d’année est un révélateur de leurs faiblesses structurelles. Absence de fonds propres, de marges d’exploitation ; autant de signaux confirmant des difficultés sérieuses et anciennes. Au-delà de cette insuffisante capitalisation, le manque de cash voire de culture cash apparait également de façon manifeste. Les trois quarts de ces PME décalaient les paiements fournisseurs de plus de 15 jours et une sur cinq les reportait de plus de 30 jours. Or le retard de paiement est un marqueur fondamental de la santé financière des entreprises. Altares constate au travers des mesures de performance de ses scores de risque que les entreprises reportant leurs règlements fournisseurs de plus de 30 jours présentent une probabilité de défaillance multipliée par six.

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