Étude – Défaillances et sauvegardes d’entreprises en France : 1er trimestre 2013

Au-delà de 50 salariés, les PME restent fragilisées (+ 12%) mais près de 9 sur 10 échappent à la liquidation immédiate.

Cette baisse des défaillances d’entreprises est tirée par la bonne tendance (- 12 % ; 6 193 procédures) des microentreprises sans salarié qui concentrent environ 40 % des jugements. En revanche, les défaillances TPE de 1 à 9 salariés sont en nette augmentation (+ 7 % ; 8 875 procédures). Les entreprises âgées de moins de 5 ans représentent la moitié des défaillances de micro-entreprises et TPE.

Les PME de 10 à 49 salariés résistent, et si encore un millier d’entre elles a défailli ce premier trimestre, c’est 4 % de moins par rapport à l’année dernière. Les deux tiers de ces PME ont franchi la rude étape des cinq ans d’ancienneté et arrivent un peu moins désarmées devant le tribunal qui accorde l’ouverture d’un redressement judiciaire à la moitié d’entre elles.

Les PME de plus de 50 salariés s’inscrivent, en revanche dans des tendances qui semblent encore sévères (+ 12 % ; 156 procédures) après un premier trimestre 2012 déjà lourdement orienté (+ 14 %). Cette évolution masque pourtant des signes encourageants. Seules 19 sociétés ont été placées directement en liquidation judiciaire, l’essentiel des jugements ayant porté sur des ouvertures de redressement judiciaire voire de sauvegarde.

Les secteurs orientés vers les particuliers souffrent du ralentissement de la consommation.

Après les activités B2B durant la crise, ce sont désormais les métiers à destination de la personne (B2C) qui virent au rouge. Comme les entreprises, les particuliers doivent arbitrer leurs postes de dépenses dans un contexte de pression du pouvoir d’achat.

L’immobilier affiche une hausse des défaillances de 11 % ce premier trimestre. 660 procédures ont été ouvertes dont 621 RJLJ. La seule activité des agences immobilières compte 252 RJLJ soit 24 % de plus qu’il y a un an. Cette forte panne de l’immobilier pèsera sur le bâtiment qui peine à résister (- 1,4 %) avec encore environ 4 100 défaillances d’entreprises en trois mois. Le commerce s’efforce de faire front. Le nombre d’ouvertures de RJLJ est stable avec 3 689 dépôts de bilan mais celui des sauvegardes croît très vite (+ 50 % ; 84 jugements). Si le commerce interentreprises est encore dans le vert (- 0,2 %), le commerce de détail résiste plus difficilement puisque 2 228 détaillants ont été placés en RJLJ (+ 1,2 %).
Les services aux particuliers dérapent de 5 % (722 RJLJ) en particulier dans le soin à la personne. La restauration complète le périmètre des activités B2C en souffrance. 1 532 restaurateurs ont déposé le bilan ce premier trimestre 2013, c’est 2,3 % de plus que début 2012.

Globalement orientés B2B, les industriels sont moins nombreux (- 2,3 %) à avoir défailli ce début d’année 2013. Pourtant là encore, la panne de consommation handicape l’agroalimentaire. Près de 400 entreprises agroalimentaires (+ 3 %) ont fait l’objet d’une procédure collective ces trois derniers mois (383 RJLJ et 16 sauvegardes). L’industrie manufacturière reste en revanche bien orientée (- 4 %) avec 783 RJLJ et 33 sauvegardes.

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