Etude – Comportements de paiement des entreprises en France et en Europe : 1er semestre 2014

En Europe, les retards de paiement buttent sur le seuil des 14 jours comme au plus fort de la crise 2008 -2009. L’Allemagne montre l’exemple avec des retards de règlement sous les 7 jours.

En France, les paiements interentreprises amorcent une détente timide et plutôt dans les activités B2B.

En France : Un léger mieux sur un an mais encore insuffisant pour soulager durablement les Trésoreries.

Le premier semestre 2013 avait été le plus délicat de la décennie en matière de comportement de paiement des entreprises. La part des règlements effectués sans retard était au plus bas (31,3 %) tandis que les retards de plus de 15 jours étaient quasiment au plus haut (31,7 %). Les trésoreries étaient mises à dure épreuve et l’année allait, comme en 2009, dénombrer plus de 63 000 d’entreprises.

Le premier semestre 2014 démarre mieux. En effet, bien qu’encore très timide, une amélioration des comportements de paiement s’amorce, notamment sur les grands retards. Si la fluidité des échanges économiques ne peut se satisfaire de moins d’un tiers (32 %) de « bons payeurs », il est heureux de constater que les retards de plus de quinze jours (31,1 %) reculent. Les retards de paiements d’aujourd’hui portent les défaillances d’entreprises des prochains mois ; aussi, l’amélioration de ce premier semestre est de nature à envisager une deuxième partie d’année 2014 meilleure que ne le fût celle de 2013. Toutefois, la tendance devra être plus marquée sur cette rentrée 2014 pour pouvoir espérer s’écarter du plateau des 63 000 procédures collectives annuelles.

Les petites entreprises restent vulnérables

La ponctualité des règlements est inversement proportionnelle à la taille de l’entreprise. Ainsi, alors que près de quatre microentreprises sur dix (37,6 %) payent leurs fournisseurs à la date prévue, elles sont moins d’une sur dix (8,5 %) lorsqu’elles emploient plus de 250 salariés.
« Les dirigeants de petites entreprises n’ont ni le temps ni les moyens de retarder les règlements des fournisseurs. Chez les ETI et grandes entreprises, la crise de 2008 a accéléré la mise en place d’une démarche de maitrise des risques, en particulier fournisseurs. Pour des questions de performance financière mais aussi économique d’ordre organisationnel, géopolitique, environnemental ou de conformité, ces grands acteurs se sont dotés d’outils de gestion des risques fournisseurs. Or, ces bonnes pratiques imposent en particulier une rigueur « administrative » de toute la chaine de facturation ; un document non conforme suffit alors à bloquer le règlement. » note Thierry Millon.

Au-delà de « l’administration » de leur traitement, se pose la question des finances nécessaires au paiement de ces factures. L’analyse des comptabilités confirme la fragilité des trésoreries ce premier semestre 2014.
Plus de 6 % des microentreprises, comme un an plus tôt, reportent leurs règlements de plus de trente jours. C’est deux fois plus que pour les ETI et grandes entreprises dont le taux tombe sous les 3 %. Or, à partir de trente jours de retard de paiement, la probabilité que l’entreprise dépose le bilan est multipliée par six. Si le risque diminue pour les ETI, il reste donc élevé pour les TPE en ce début d’année.

Etude – Comportements de paiement des entreprises en France S1 2014

Etude – Comportements de paiement des entreprises en France et en Europe : 1er semestre 2014

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