Global Bankruptcy Report 2016

Rapport mondial Dun & Bradstreet sur les défaillances d’entreprises

Ce rapport vous est proposé par les membres du réseau international Dun & Bradstreet, le Worldwide Network (WWN).

Tendances mondiales sur les défaillances d’entreprise.

L’analyse de Oana Aristide / Dun& Bradstreet Economiste.
Oana Aristide is a Senior Economist on Dun & Bradstreet’s Advanced Analytics team.

L’économie mondiale subit encore les séquelles de la crise financière 2008-09 et le sur-investissement qui l’a précédé. La reprise fragile a diversement été pointée du doigt quant aux conséquences imprévues de la politique monétaire, sur la question de la dette non résolue, les contraintes de la politique budgétaire qui rendent les gouvernements incapables de sortir de l’environnement de croissance anémique, et plus généralement le manque de moteurs de la croissance mondiale.

Dun & Bradstreet prévoit un ralentissement à 2,2% en 2016 (par rapport au rythme déjà lent de 2015 de 2,5%) de la croissance du PIB mondial ; malgré cela, en termes de faillites d’entreprises, nous assistons à une tendance à la baisse nette à l’échelle mondiale.
Taux d’intérêt faibles et en baisse, record de faible inflation en général – ce qui signifie des coûts stables pour les entreprises – et les prix de l’énergie, en particulier, ont permis aux faillites d’entreprises de reculer en dépit d’un contexte de croissance décevante.

Par conséquent, parmi les 32 pays étudiés dans notre rapport, sur des données de la période 2014 à Juillet 2016, les taux de faillite ont diminué de manière significative pour 20 pays et ont stagné pour deux. Dix pays ont connu clairement une augmentation des défaillances d’entreprises.

Globalement, les faillites sont clairement en baisse dans plusieurs des plus grandes économies du monde, les Etats-Unis et le Japon étant les exemples les plus notables.

Aux Etats-Unis, la demande intérieure peu spectaculaire mais constante, un marché du travail solide, et les taux d’intérêt bas ont soutenu les entreprises, tandis qu’au Japon, de faibles coûts d’énergie, d’emprunts, et la volonté des banques à rééchelonner les prêts ont conduit à enregistrer de faibles taux de défaillances.
Le taux de faillite de l’Allemagne est également en baisse, mais à un rythme plus lent.

Les perspectives pour ces trois grandes économies sont partagées : aux États-Unis et en Allemagne nous nous attendons à une baisse continue des taux de faillite, mais au Japon, la situation se dégrade. Les exportateurs japonais peuvent s’attendre à ce que la vigueur récente du yen mette à mal leurs ventes et leurs valeurs boursières, tandis que les petites et moyennes entreprises signalent des pénuries de main-d’œuvre, ce qui signifie qu’ils peuvent avoir à accepter des coûts salariaux plus élevés afin d’attirer et retenir les travailleurs.

En grande partie en raison de leur exposition à la Chine et aux matières premières, les pays de la région Asie-Pacifique sont surreprésentés dans la catégorie des performances les plus faibles, avec défaillances d’entreprises en hausse ou stable en Australie, à Hong Kong, en Indonésie, au Vietnam et à Taiwan. Même en Chine, où les données montrent une baisse des taux de faillite au cours des 12 derniers mois, la tendance au cours des six derniers mois semble s’être inversée, laissant place à une forte augmentation (en utilisant cette dernière période de référence, les défaillances d’entreprises sont en hausse de plus d’un quart en glissement sur un an).

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