L’Iran, nouvel eldorado des entreprises ?

Depuis la mi-janvier 2016, la levée progressive des diverses sanctions économiques et financières à l’encontre de l’Iran a marqué le coup d’envoi du retour du pays sur la scène internationale.

L’Iran, nouvel eldorado des entreprises ?

Population nombreuse, jeune, urbaine et qui rêve de reconquérir le pouvoir d’achat qu’elle a perdu durant de nombreuses années de sanctions, l’Iran se prépare aujourd’hui à l’espoir d’une nouvelle vie sans embargo.

Il y a donc de quoi faire rêver de nombreuses entreprises. Le pays a prévu un grand nombre d’investissement dans de nombreux secteurs (aviation, ferroviaire, industrie, etc.). Les PME sont de plus en plus tentées par les affaires naissantes à Téhéran et l’appétit des Iraniens pour accueillir de nouveaux investisseurs est réel.

Cependant des questions financières subsistent. Même si les opérations bancaires reprennent petit à petit, de nombreux grands groupes restent frileux. En effet, comment se faire payer par les entreprises iraniennes si ces dernières sont en manque de trésorerie ? Comment réaliser des transactions financières ou encore investir si quand les échanges en dollars sont encore interdits ?
Suite aux amendes conséquentes infligées par les Etats-Unis pour avoir violé des embargos, quelques grandes banques françaises se sont mises hors-jeu.
En revanche, d’autres banques européennes ou encore asiatiques n’ayant pas de conflits avec les USA sont quant à elles relativement actives.

Suite aux levées progressives de certaines sanctions, des organismes tels que le Medef et CGPME ont organisé des missions de prospection économique à Téhéran. Nombreuses ont été les PME françaises à s’être envolées vers la capitale iranienne afin de nouer des premiers contacts.

On note également que Bruxelles souhaite élargir le dialogue avec le pays. Suite à l’accord passé sur le nucléaire, l’Union Européenne envisage en effet d’ouvrir une représentation permanente en Iran a déclaré Federica Mogherini (représentant des affaires étrangères de l’UE).

Ainsi, Bruxelles et Téhéran se trouvent en pleine négociation sur l’ouverture d’un futur bureau de représentation permanente de l’Europe dans la capitale iranienne.

Un autre point n’est pas à négliger dans l’ouverture de l’Iran à l’occident. En effet six ans après son départ d’Iran suite aux sanctions à l’encontre de l’Iran , Total engage son grand retour dans le pays.
Le groupe français a annoncé, début novembre, la signature d’un protocole d’accord avec la compagnie nationale de pétrole iranienne pour développer la phase 11 du champ gazier de South Pars. L’accord final devrait aboutir dans les six mois à venir.
Depuis la levée des sanctions et notamment sur celles du commerce du pétrole, c’est la première fois que Téhéran ouvre ses portes à une grande compagnie pétrolière française.

De plus, notons également que la Belgique cherche également à se positionner en Iran depuis la levée des sanctions économiques.

Il est peut être encore tôt pour tirer des conclusions hâtives, mais nombreuses sont les entreprises et l’Iran qui croient en une future et véritable collaboration économique et commerciale.

La rédaction
La rédaction
La rédaction est composée de plusieurs collaborateurs du Groupe Altares qui sont spécialisés dans leurs domaines respectifs (data science, data marketing, data intelligence, etc.) et qui partagent l'envie de faire part de leur passion de la Data à nos lecteurs.

Vous aimerez aussi...

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
avatar
wpDiscuz
X