Étude : Les défaillances d’entreprises au plus bas depuis 2008

défaillances d'entreprises

L’économie réelle consolide son redressement avec 13 000 défaillances d’entreprises enregistrées (-7,8% par rapport au 2ème trimestre 2016)

A leur tour, les plus petites entreprises emboitent enfin le pas d’une reprise plus solide. Cette meilleure conjoncture favorise le maintien de l’emploi ; si encore 40 500 sont menacés ce 2ème trimestre,  c’est un plus bas sur la décennie.

Recul très sensible des défaillances d’entreprises dans la plupart des activités et des territoires, pour les PME comme pour les TPE ; il est rare de rencontrer un tel faisceau de bons indicateurs en même temps.

Seulement 13 000 défaillances d’entreprises ; l’amélioration s’accélère

2017 avait débuté par un premier trimestre tombé pour la première fois depuis 2008 sous le seuil des 16 000 défaillances. Le deuxième trimestre accélère encore et ramène le nombre de procédures ouvertes juste sous les 13 000.

Plus précisément, 12 925 jugements ont été enregistrés au cours du deuxième trimestre, soit une baisse de 7,8 % par rapport au même trimestre 2016. 8 724 entreprises (- 9,8 %) ont été placées en liquidation judiciaires, 3 913 en redressement judiciaire (- 2,9 %) et 288 (- 12,2 %) en sauvegarde. Pour la première fois depuis 2012, plus de 30 % des jugements prononcés sont des ouvertures de redressement judiciaire, signes que les entreprises se présentent devant le tribunal avec une situation financière non définitive permettant à ce dernier d’envisager une solution de rebond par continuation ou cession

Des petites entreprises plus résistantes

Les entreprises de moins de trois salariés sont naturellement les plus nombreuses à déposer le bilan mais elles aussi s’inscrivent, ce deuxième trimestre, sur de bonnes tendances après un premier trimestre stable voire hésitant.

D’une façon générale, les défaillances reculent à un rythme proportionnel à la taille de l’entreprise. la baisse est ainsi de 10 % pour les TPE de 3 à 10 salariés, 13 % pour les PME de 10 à 49 salariés et même 34 % pour celles de 50 à 99 salariés. Seules les sociétés de plus grande taille, au-delà de 100 salariés, présentent une évolution défavorable (+ 11 %). Ces dernières représentent seulement une trentaine de sociétés, soit un volume qui demeure faible après un deuxième trimestre au plus bas sur 10 ans. 20 % de ces sociétés ont évité la liquidation judiciaire.

Le nombre d’emplois menacés au plus bas sur la décennie

La propagation de cette meilleure résistance de l’ensemble des entreprises, notamment des plus petites, sécurise l’emploi. En moyenne sur cinq ans, chaque premier trimestre menaçait plus de 51 000 emplois du fait des défaillances ouvertes. Sur ces trois derniers mois, 40 500 emplois directs sont placés en sursis, soit 3,1 emplois par entreprise en moyenne. Il s’agit du meilleur chiffre sur la décennie (47 000 en 2016 T2 et 48 000 en 2008 T2).

La plupart des activités sont dans le vert

La construction s’inscrit toujours sur une forte dynamique (-  17 %) dans la quasi- totalité des corps de métier.

Le commerce de détail, à la peine en début d’année, est bien situé ce deuxième trimestre (- 5 %) notamment dans le bricolage et équipement du foyer (- 19 %) mais aussi l’habillement (- 8 %).

L’industrie manufacturière reste bien orientée (- 4 %) en dépit de tensions dans la fabrication de structures métalliques et revêtement des métaux.

Si les services aux entreprises s’inscrivent sur une bonne dynamique (- 10 %), c’est plus compliqué pour l’informatique & édition de logiciels (+ 11 %)

Le transport routier de marchandises reste bien orienté (- 6 %), tandis que les services de transport demeurent dans le rouge (+ 21 %) essentiellement dans le transport routier de voyageurs (taxis).

La restauration poursuit son redressement (- 9 %), notamment la restauration traditionnelle (- 14 %). la situation se détend dans les services aux particuliers (- 7 %).
Parmi les autres activités à destination du consommateur, la santé humaine est fragile (+ 49 %) notamment chez les infirmiers.

Les professionnels de l’enseignement de la conduite dérapent à nouveau fortement (+ 85 %) mais aussi les activités sportives (+ 47 %). En écho à ces mauvais chiffres, nous constatons une augmentation du nombre de défaillances d’associations (+ 6 %) et de professions libérales (+ 18 %).
les chiffres restent défavorables dans l’agriculture (+ 19 %) en particulier dans l’élevage (+ 55 %).

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La rédaction
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