Les 17 prédictions, épisode 10: la pénurie de talents liés au Big Data

#Prédiction n°10

 Le manque de candidats aux postes liés au Big data va s’étendre des analystes et data scientists pour inclure les architectes et les experts en data management selon IDC.

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A la lecture de cette 10ème prédiction, on a un peu le même sentiment de tendance que la prédiction n°8 sur l’effacement progressif du rôle du Chief Data Officer dans l’entreprise.
La data va devenir prépondérante tellement rapidement dans les organisations que cela va créer un décalage, sur le marché du travail entre la demande et l’offre. C’est exactement le même schéma encore aujourd’hui avec les développeurs.

Alors faudra-t-il passer par la création d’une Ecole42 des analystes et des data scientists ?
Les choses ne sont pas aussi simples car autant les codes informatiques sont des langages récents (à l’échelle du monde de l’éducation académique traditionnelle) et leur utilisation massive et les métiers qui en découlent ont déséquilibré la balance des besoins, autant le langage de base de toute la data science, les mathématiques, est « vieux comme le monde » et les filières d’enseignement de toutes ses variantes sont pléthoriques.
Si on fait un focus sur la France, on sait que le niveau de nos mathématiciens et de nos ingénieurs est dans le top 5 mondial, la question n’est donc pas sur l’excellence de l’enseignement mais peut-être sur l’information communiquée aux étudiants concernant les nouveaux métiers proposés par l’écosystème du Big Data. Cela parait évident quand on travaille dans le secteur, ça l’est peut-être moins en dehors.

Autre point différenciant avec le monde des développeurs, la rapide nécessité pour le data scientist de s’imprégner des activités de son entreprise ou de son organisation pour une meilleure qualité de son travail (et cela ne s’acquiert pas du jour au lendemain), à la différence d’un développeur qui pourra être hyperperformant en dehors de tout contexte métier.
On parle donc de profils plutôt seniors sur cette fonction.

Face à l’édifice complexe que doit entreprendre de construire une entreprise qui fait sa « data-mutation », il y a logiquement une démultiplication de postes dont certains, au grand dam des DRH, ne peuvent pas être fournis ni occupés par des collaborateurs en interne, à moins d’une formation longue et coûteuse. Il faut donc continuer de recruter des profils expérimentés et spécialisés.
Les architectes, qui sont ceux qui élaborent les schémas pour des systèmes de gestion de données et qui agrègent les données internes et externes pour ensuite concevoir un moyen de les regrouper et de les organiser font partie de ces profils.

Idem pour les différents experts qui vont intervenir à toutes les étapes de la construction, de l’organisation, de la gestion des bases de données, sans compter les spécialistes qui feront le lien technologique (voire pédagogique) entre le « core » de la data et la DSI d’une part puis la direction de l’innovation et/ou du marketing d’autre part.

Néanmoins, on se doit d’atténuer cette prédiction ne serait-ce que parce que la maturité des entreprises vis-à-vis de la data est inégale : si certaines, pour plein de bonnes raisons (activité, secteur, vitalité de la concurrence) sont en avance sur le sujet, beaucoup d’autres en sont encore à se demander, comme la poule, par quel côté prendre le couteau…

La série s’interrompt quelques semaines pour les vacances, où nous consacrerons nos prochaines prédictions sur le sens du vent, pour les meilleures sessions possibles de kitesurf ;o)
On se retrouve début septembre.

La rédaction
La rédaction
La rédaction est composée de plusieurs collaborateurs du Groupe Altares qui sont spécialisés dans leurs domaines respectifs (data science, data marketing, data intelligence, etc.) et qui partagent l'envie de faire part de leur passion de la Data à nos lecteurs.

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