La startup du mois: Dawex

DawexLa startup du mois, c’est Dawex, qui nous a séduit, tant par son appartenance au secteur de la data que par l’originalité et le potentiel de son concept.

Fondée en 2015 par Fabrice Tocco et Laurent Lafaye, Dawex se veut dans un premier temps une place de marché destinée à monétiser les données que s’échangeraient les entreprises entre elles. Elle se positionne donc comme tiers de confiance entre les acquéreurs et les vendeurs de données en ajoutant une couche de sécurisation et de confidentialité.
Elle est aujourd’hui implantée en France, à Montréal et à San Francisco.

L’approche de Dawex vis-à-vis de la data est intéressante à plus d’un titre. Elle accompagne le mouvement de fond, quoique relativement récent, qui vise à appréhender la data comme un asset évaluable et, surtout, commercialisable. Jusqu’à maintenant la valeur de la donnée profitait uniquement à son entreprise « mère ». Le mouvement de l’Open Data a ouvert une brèche dans la notion de data privative et l’on s’est aperçu, petit à petit, que les échanges de données profitaient plus aux individus et aux entreprises que le contraire.
Le deuxième point intéressant est celui qui valide la valeur intrinsèque de la donnée et son inscription au patrimoine de l’entreprise au même titre qu’un brevet, que des compétences techniques ou des ressources humaines ultra-qualifiées. C’est une approche que partage d’ailleurs Altares depuis de nombreuses années puisque nous ne cessons de sensibiliser nos clients sur la nécessité de mettre en avant leur capital data et que, à plus grande échelle, nous militons depuis longtemps pour inscrire ce capital dans les actifs du bilan.
Enfin, proposer cette data sur une marketplace n’est que l’aboutissement logique des constats et des tendances évoquées plus haut. Le modèle existe déjà depuis quelques années avec les algorithmes (le plus connu du secteur est Algorithmia), ouvrant la voie au AaaS (Algorithm as a Service).
Ce qui est intéressant dans le cadre d’un marché basé sur l’offre et la demande c’est que la data peut avoir plusieurs niveaux de valorisation : sa valeur brute (par sa source ou son contenu propre) et sa valeur « raffinée » fonction de l’expertise de son traitement de sa fiabilité ou encore de sa pertinence.
Sur de la data à forte valeur ajoutée, cette approche laisse une place certaine à une éventuelle spéculation, une manière comme une autre de valoriser sa donnée…

A condition de maîtriser et de respecter les diverses réglementations qui doivent assaillir ce type de business, l’initiative laisse entrevoir de bien belles perspectives.

La rédaction
La rédaction
La rédaction est composée de plusieurs collaborateurs du Groupe Altares qui sont spécialisés dans leurs domaines respectifs (data science, data marketing, data intelligence, etc.) et qui partagent l'envie de faire part de leur passion de la Data à nos lecteurs.

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