Les 17 prédictions, dernier épisode: “Fast Data” et “Actionable Data” remplaceront le Big Data

#Prédiction n°17

 “Fast data” et “actionable data” remplaceront le Big Data, selon certains experts. L’argument est que le “Big” n’est pas nécessairement le mieux quand il s’agit de data, et que les entreprises n’utilisent pas une fraction des data auxquelles elles ont accès. Au lieu de cela, l’idée est que les entreprises devraient se concentrer sur les bonnes questions et utiliser les data qu’elles ont, Big ou pas.

Ecrire que le Big Data n’est pas « nécessairement le mieux », même si c’était fin 2016-début 2017 c’est faire preuve soit d’une grande naïveté, soit d’une volonté de rassurer des lecteurs qui ne seraient pas des grands spécialistes de la data ou encore (mais c’est peu probable de la part de Forbes Magazine), d’une grande ignorance au point de passer totalement à côté de son sujet.
Il y a en effet belle lurette que le terme Big Data ne signifie plus grand chose, sauf éventuellement dans des reportages sensationnalistes diffusés sur TF1 ou M6.

Il faut toujours s’attendre, avec certains mots-clés comme Data, -Tech, Cyber.., à plonger dans un océan de buzzwords au pouvoir de séduction inversement proportionnel au sens qu’ils véhiculent.
C’est quand même un (petit) peu le cas ici.
Commençons par Fast Data : Avec cette notion, on est dans le streaming de données, à savoir un ensemble de technologies visant à collecter, à calculer et, en définitive, de prendre des décisions en temps réel et non plus « en batch ». Plus précisément, l’idée est d’accéder aux informations nécessaires au bon moment en activant le bon levier. Ce besoin de réactivité peut se justifier dans des business de e-commerce, de billetterie (le cauchemar des tarifs des billets d’avion ou de train qui jouent aux montagnes russes, c’est aussi de la fast data !) mais également de marketing client ou d’offre produit (traitement du churn, par exemple). Avec le phénomène de la fast data, on raccroche le wagon du V comme Vélocité des 3 V du Big Data d’antan.

Qu’en est-il de « l’actionable data » ? A y regarder de plus près, cette notion est vide de sens car si la data n’est pas exploitable, elle ne sert à rien. La data non « actionable » date donc de la préhistoire du Big Data, une époque aujourd’hui révolue.
Il existe néanmoins quelques prérequis pour que la data soit réellement exploitable et pour cela elle doit satisfaire à 5 critères : elle doit être pertinente, accessible (techniquement), disponible (juridiquement), de qualité et organisée. Aujourd’hui, à peu de chose près, toutes les cases sont cochées (avec, bien sûr un bémol sur l’aspect juridique).
Ces deux notions sont finalement complémentaires, la data devant être exploitable pour être traitée en temps réel.
Les enjeux sous-jacents à ces notions sont plutôt d’ordre technologique (avec des choix de solutions comme Kafka pour la collecte ou Spark pour le calcul) et stratégique, tous les business n’ayant pas forcément besoin de prendre des décisions dans la minute.
En revanche, et pour reprendre la fin de l’assertion en titre, « que les entreprises se concentrent sur les bonnes questions et utilisent les data déjà en leur possession », voilà pour le coup du bon sens pas toujours mis en oeuvre. La data est encore souvent un gisement de richesses et d’opportunités peu, ou mal exploité par les entreprises faute de temps, de budget, de culture.

Voilà, nous sommes arrivés au terme des 17 prédictions et au terme de cette année 2017. Bien que les technologies liées à la data progressent très vite (bien plus vite que les mentalités), le constat général est que certaines prédictions évoquées étaient un peu optimistes quant à la maturité du marché.

Le frein n’est finalement ni la mauvaise volonté ni le manque de vision de la plupart des décideurs mais une difficulté à s’organiser face aux différents chantiers induits par la data transformation (à laquelle il faut rajouter l’indéniable augmentation de la pression réglementaire).

Bien entendu, il y a encore beaucoup de choses à écrire sur la question (et encore heureux, c’est quand même notre métier !), on prend donc rendez-vous en 2018 pour continuer de nous exprimer sur le sujet.

La rédaction
La rédaction
La rédaction est composée de plusieurs collaborateurs du Groupe Altares qui sont spécialisés dans leurs domaines respectifs (data science, data marketing, data intelligence, etc.) et qui partagent l'envie de faire part de leur passion de la Data à nos lecteurs.

Vous aimerez aussi...

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
avatar
wpDiscuz
X