Création de valeur et gestion des risques, l’équation impossible ? 1/3

Cette série d’articles reprend les éléments d’une étude réalisée par Forbes Insight, mandaté par Deloitte courant 2017, auprès de 300 dirigeants de haut niveau sur les zones Amérique, EMEA et Asie-Pacifique. L’enquête a porté sur un échantillon d’entreprises réalisant entre 1 à 20 milliards de $ de CA.
L’idée était de répondre à la question suivante : Les entreprises ont-elles trop confiance dans leur gestion des risques ?

Dans cette première partie, nous allons nous intéresser plus particulièrement au lien direct entre création de valeur et gestion des risques. Viendront ensuite une partie sur le rôle du Directeur des Risques puis une sur les risques et les opportunités stratégiques.

87 % des entreprises admettent la nécessité de voir la gestion des risques se concentrer sur la création de valeur, et non seulement sur la prévention des risques alors que moins de une sur 5 prend des mesures suffisantes à cet égard.
Néanmoins, on s’aperçoit que les 3 principaux domaines où la gestion des risques créé de la valeur dans les entreprises sont : l’amélioration de la fidélisation client, l’accroissement de la résilience opérationnelle et l’identification et l’exploitation de nouvelles opportunités commerciales.
Le « capital client » est donc mis en avant alors même qu’une grande majorité d’entreprises prennent activement en considération le risque de réputation.
Dans l’ensemble, les entreprises sont persuadées de la qualité des décisions prises au sujet des risques clés et de leur intégration à leur stratégie. 82% d’entre elles pensent qu’elles prennent le bon niveau de risque et la même proportion estime que leurs activités de gestion des risques optimisent fortement ou très fortement les résultats de toute l’entreprise.
Alors y aurait-il un excès de confiance de leur part, sachant que 61% des répondants estiment que leur démarche de gestion des risques est soit avancée (50%) soit même experte (pour 12%) ?

De nombreuses entreprises doivent encore travailler pour aligner la gestion des risques avec la stratégie et la création de valeur alors que dans le même temps s’ouvre une phase d’incertitude rarement vue les précédentes années (Brexit, agitations géopolitiques, conflits, changement de cap brutal à la Maison Blanche, etc.).
De plus, malgré l’évolution rapide du digital, beaucoup d’entreprises tendent à minimiser l’importance des cyber-risques.
Enfin, seule une moitié des entreprises répondantes ont recours à l’analytics au moment des prendre des décisions stratégiques : 15 % le font systématiquement, 36% le font couramment. Il y a deux raisons principales à cela : le manque de disponibilité des équipes Data, abondamment sollicitées sur d’autres sujets et l’absence de compétences internes nécessaires à ce type d’analyse.
Du coup, l’incapacité à intégrer de tels outils jette un doute légitime sur l’aptitude des entreprises à évaluer correctement leurs risques et les opportunités associées.

En général, si quelqu’un vous dit que ses risques sont complètement couverts, je dirais qu’il est inconscient.” Peter Harmer, PDG d’IAG

La rédaction
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La rédaction est composée de plusieurs collaborateurs du Groupe Altares qui sont spécialisés dans leurs domaines respectifs (data science, data marketing, data intelligence, etc.) et qui partagent l'envie de faire part de leur passion de la Data à nos lecteurs.

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