Instantané pays D&B: La Belgique garde la frite (oui, on ose)

Retrouvez régulièrement sur notre blog un résumé des CIS (Country Insight Snapshot) de notre partenaire Dun&Bradstreet. Une vue macroéconomique ayant pour principale vocation d’évaluer les risques économiques du pays analysé mais aussi les points clés de développement et les éléments contextuels de réassurance pour le business.
Nous souhaitions entamer cette liste (qui ne sera pas exhaustive) par un voisin que l’on connait bien:  la Belgique, qui cumule, en plus de la sympathie de ses habitants, pas mal d’avantages pour les entreprises françaises, comme sa fiscalité ou, tout simplement, sa proximité.
NB: Cette analyse, qui n’est pas commentée par Altares, n’engage que Dun & Bradstreet 

PERSPECTIVE PRINCIPALE:
La Belgique jouit d’une position de créancier net solide, d’institutions fiables, d’une base économique diversifiée et d’un revenu par habitant élevé.
Le port d’Anvers est le deuxième port le plus achalandé d’Europe, avec un excellent emplacement dans la chaîne d’approvisionnement régionale, entre l’Allemagne, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.
Le vieillissement de la population a des implications importantes pour le marché, en particulier pour les finances publiques et  la Belgique a l’une des dettes publiques brutes les plus élevées d’Europe, ce qui pourrait conduire à de nouvelles réformes impopulaires en matière d’austérité.

POINT-CLÉ D’ÉVOLUTION:

Le nouvel accord de libre-échange entre l’UE et le Japon a le potentiel d’ouvrir de nouvelles opportunités commerciales pour la Belgique, grâce à sa situation géographique privilégiée.

COMMERCE ET ENVIRONNEMENT COMMERCIAL

Le rapport Doing Business 2018 de la Banque Mondiale classe la Belgique au 52e rang sur 190 pays pour l’indice Doing Business 2018.
Elle obtient des résultats particulièrement bons dans l’efficacité de son système juridique et dans la protection des investisseurs. Le rapport classe notamment la Belgique au premier rang dans la facilité des échanges transfrontaliers, pour la fiabilité de l’approvisionnement et la transparence des tarifs. Le nombre de documents requis pour l’importation et l’exportation, ainsi que le temps nécessaire pour les traiter, sont conformes à ceux de l’OCDE et des pays occidentaux.

Toutefois, la charge fiscale reste l’une des plus élevées de l’UE, même si le taux d’imposition a été baissé à 57,1% du bénéfice, donc moins que les 58,7% de l’année précédente, et ce grâce à la réduction des impôts sur le travail et des cotisations obligatoires.
Toutefois, le gouvernement a pris des mesures pour réduire graduellement le fardeau administratif du paiement de l’impôt au cours des deux prochaines années et des incitations fiscales distinctes sont offertes aux niveaux régional et étatique.

RISQUES ET OPPORTUNITÉS

Potentiel de marché
Signature d’un accord de libre-échange UE-Japon

L’UE et le Japon ont récemment signé un traité de libre-échange (le JEFTA) qui ouvre des échanges commerciaux qui représentent potentiellement 30% du PIB mondial. Ce traité couvre (entre autres aspects) les réductions tarifaires, la coopération en matière de normes et de règlements et l’accès aux marchés publics. Par exemple, l’accord supprime les droits de 10 % de l’UE sur l’importation des voitures japonaises et le taux de 3 % généralement appliqué aux pièces détachées automobiles, de même qu’il efface les droits de douane japonais d’environ 30 % sur les pièces détachées en provenance de l’UE et 15% sur les vins. Parallèlement, l’accord stimulera la demande de viande bovine et porcine car les producteurs de l’UE auront accès aux grands appels d’offres publiques au Japon.

Outre les gains intrinsèques de l’accord actuel, nous attendons également de la Belgique qu’elle profite de ses avantages en tant que grande plate-forme logistique, grâce à sa situation géographique idéale au carrefour des itinéraires commerciaux du sud, du nord et du centre de l’Europe. En outre, le port maritime belge d’Anvers est le deuxième plus actif d’Europe après Rotterdam. De plus, convenir de normes de produits compatibles ouvrira des marchés entièrement nouveaux et des investissements directs du Japon vers la Belgique (les investissements globaux du Japon en UE s’élevaient à environ 1 milliard d’EUR en 2016 et augmentera probablement au cours de la prochaine décennie).

Toutefois, il faut garder à l’esprit que dans de nombreux cas, les modifications tarifaires ne seront pas appliquées immédiatement, mais s’étaleront plutôt sur plusieurs années, car une période de transition pouvant aller jusqu’ à 15 ans est prévue.
La prochaine étape pour l’UE (et donc pour la Belgique) consiste à conclure des accords de libre-échange avec le Mexique et le bloc du Mercosur des pays de l’Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay.

Perspectives économiques à court terme
Les perspectives de l’environnement du crédit demeurent stables

Malgré une certaine perte de dynamisme au second semestre 2017, les perspectives à moyen terme de l’économie belge sont largement positives grâce à sa base économique diversifiée et sa position internationale créditrice, ce qui limite d’éventuel déséquilibres macroéconomiques. En outre, la main-d’œuvre belge est qualifiée et multilingue grâce à une formation professionnelle de qualité, qui apporte une valeur ajoutée au marché du travail.
En effet, nous attendons l’amélioration de la réglementation du travail pour supporter la consommation privée ce qui aura pour conséquence d’augmentant modérément le pouvoir d’achat, tandis que les conditions plus favorables du marché mondial augmenteront la demande extérieure.

Côté négatif, le ralentissement du second semestre 2017, qui s’explique principalement par un contexte domestique plus faible qu’à l’accoutumée et d’une contraction des dépenses publiques, devrait se poursuivre jusqu’en 2018, alors même que le gouvernement s’est engagé à réduire son ratio élevé de dette publique par rapport au PIB (105%).
Cependant, d’un côté positif, les données sur la production industrielle montrent que les entreprises privées ont augmenté leurs investissements, et que d’ici quelques trimestres, l’investissement privé sera l’un des principaux piliers de la croissance, grâce à un taux élevé d’utilisation des potentiels et l’accès facilité au crédit.
La croissance positive dans les principaux États membres de l’UE est un autre facteur qui contribue à améliorer les perspectives de l’environnement des affaires dans le pays.

 PROFIL DU PAYS

Aperçu général (view from USA)

La division linguistique est le facteur déterminant de la politique belge, notamment parce qu’elle est reflétée par une politique de disparité économique : si les deux régions sont prospères sur le plan international, la Flandre peut se vanter d’être fière de posséder des revenus moyens plus élevés et un taux de chômage inférieur à celui de la Wallonie.
Le pays est doté d’une structure fédérale, avec un transfert continu des pouvoirs décisionnels aux régions. Au niveau fédéral, les deux communautés linguistiques sont représentées au gouvernement.
La Flandre et la Wallonie ont chacune leurs propres partis politiques, ce qui peut conduire à des coalitions difficiles à gouverner. Les désaccords sur la poursuite du transfert des responsabilités ont exacerbé l’instabilité gouvernementale.

Découvrez en exclusivité Country Risk, la solution d’analyse risque pays de Dun and Bradstreet :

La rédaction
La rédaction
La rédaction est composée de plusieurs collaborateurs du Groupe Altares qui sont spécialisés dans leurs domaines respectifs (data science, data marketing, data intelligence, etc.) et qui partagent l'envie de faire part de leur passion de la Data à nos lecteurs.

Vous aimerez aussi...

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
avatar
wpDiscuz
X