Master Data Management: pour que toute l’entreprise parle le langage du business (salon Big Data Paris 1/3)

A l’occasion du salon Big Data Paris des 12 et 13 mars prochains, Altares prendra la parole et développera son expertise sur plusieurs sujets. Le premier d’entre eux, le Master Data Management, fera l’objet d’un atelier (le 12 mars à 10h30), illustré par un retour d’expérience d’un de nos clients, Spie.
Pour y voir clair sur le sujet, revenons en quelques lignes sur les bénéfices du MDM. 

Les entreprises ont aujourd’hui besoin d’une approche globale et experte pour relier leurs sources de données avec un cadre référentiel au cœur de leur activité.

On sait que le volume et la vitesse des données disponibles sont devenus écrasants pour les organisations et il est presque impossible de maintenir à jour un tel nombre de sources. Pourtant, l’information est l’actif le plus précieux d’une entreprise si elle est exploitée, intégrée et gérée de manière structurée.
Les entreprises cherchent de plus en plus à tirer parti de leurs données internes (first party data), ces dernières étant utilisées pour trouver de nouvelles façons de communiquer avec les clients, les partenaires et les fournisseurs afin d’obtenir un avantage concurrentiel et de renforcer les relations.
Mais pour tirer le meilleur parti de ces données, il faut mettre en place une structure permettant de rassembler des sources disparates et de distiller l’information la plus utile et la plus pertinente. C’est la base de toute entreprise data driven et le carburant qui doit circuler dans tout l’écosystème de l’entreprise.

II y a clairement un avant et un après : avant, les données, non structurées et inefficaces étaient reléguées dans des systèmes back-end, en attente d’une éventuelle exploitation. Après (ou plutôt maintenant), on peut compter sur des données standardisées, structurées et de confiance qui transforment l’entreprise à condition de les renforcer par des processus solides et une gouvernance leur permettant de faire partie intégrante de l’écosystème de l’entreprise.

L’élément déterminant d’une communication fluide réside dans le fait de parler le même langage.
Prendre les données de référence de l’entreprise, les structurer et les utiliser pour relier ses silos (qui sont autant de tours de Babel) afin de s’assurer qu’elles couvrent tous les besoins organisationnels est un atout précieux.
Les données de référence ne sont pas une solution commerciale parmi d’autres. Il est essentiel que les organisations investissent dans leurs « master data ». Cela permettra des interactions connectées avec les clients et les parties prenantes de n’importe quel secteur de l’entreprise, qu’il s’agisse des ventes, du marketing, des ressources humaines ou des finances.

En termes simples, les données de référence sont les données les plus importantes qu’une entreprise peut partager en son sein.

Scott Taylor, spécialiste du Master Data Management chez Dun & Bradstreet le dit très clairement : « Plutôt que de penser à la plateforme avant toute chose, pensez d’abord à la Data ». Il va plus loin en proposant une nomenclature basée sur les « 4C »:

Code – Chaque enregistrement d’une base de données a un code et une fois qu’un code est placé sur un enregistrement, il “existe” dans cette base de données. “Je suis codé, donc je suis“.
Bien que chaque système possède son propre ensemble de codes uniques, il les lie entre eux et crée le chemin le plus court vers une version unique de cette relation qui est cruciale dans les affaires.

Company – Vous devez savoir à qui appartient une entité par le biais d’une structure hiérarchique – un arbre généalogique « parent/enfant ». La hiérarchie comporte plusieurs niveaux, depuis la branche locale, les divisions, les filiales, jusqu’ à la société mère globale. La facturation, la livraison, le plan, la vente font tous partie de la hiérarchie. Plus l’entreprise est grande, plus la hiérarchie est compliquée.

Catégorie – Il y a beaucoup de granularité et de nuances dans les catégories. Types et sous-types, chaînes et sous-canaux, genres et sous-genres. Les catégories définissent les marchés, permettent la segmentation et sont le dénominateur de l’analyse de pénétration. Le ciblage est souvent basé sur des attributs de catégorie lorsqu’on essaye de trouver des prospects potentiels basés sur l’industrie, le segment, le sous-segment ou autre. Il faut envisager de tirer parti d’une structure de catégories standardisée chaque fois que cela est possible et pratique.

Country – Vous devez aussi former une « nomenclature » géographique. Il y a même une hiérarchie : pays, région, ville, banlieue, code postal, etc. Marché des médias, marché de vente, marché de mesure – il y a beaucoup de configurations géographiques différentes selon le cas d’utilisation. Mais s’entendre sur une définition commune du marché dissipera beaucoup de confusion entre les ventes, la marque, les finances et les opérations.

Les données de référence (les master data) concernent les produits que vous fabriquez et les services que vous fournissez. Ce sont les clients à qui vous vendez, les fournisseurs auprès desquels vous achetez des produits et les partenaires avec lesquels vous faites affaire. En fin de compte, c’est la base de vos relations d’affaires et commerciales.
Et pour avoir une réelle valeur, ces données doivent être en mouvement.  En d’autres termes, elles doivent être actuelles, agiles, disponibles et intégrées au plus près des prises de décision opérationnelles et stratégiques.
Il est donc nécessaire d’identifier les points de friction et les blocages qui empêchent les données de se déplacer. Les entités mal identifiées, les taxonomies divergentes et une nomenclature incohérente maintiennent les données séparées et rendent leur maîtrise difficile.

Il faut se considérer comme le maître d’œuvre de ses données, en veillant à ce qu’elles circulent de manière transparente entre les processus de l’entreprise tout en construisant un cadre propice au succès du business.
Disposer d’un langage universel dans l’ensemble de l’entreprise qui guide les relations d’affaires est primordial dans le monde des données. Les données de référence doivent être la langue du monde du business moderne, et c’est une langue qui doit être apprise et parlée couramment.

Le sujet vous intéresse ? Venez assister, à l’occasion du salon Big Data Paris, à l’atelier animé par Altares le mardi 12 mars à 10h30 : « Master Data Management : Comment passer d’une cacophonie de données à une harmonie d’information. »

 

La rédaction
La rédaction
La rédaction est composée de plusieurs collaborateurs du Groupe Altares qui sont spécialisés dans leurs domaines respectifs (data science, data marketing, data intelligence, etc.) et qui partagent l'envie de faire part de leur passion de la Data à nos lecteurs.

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